Genre : Musique de noce - Mariages traditionnels
Durée : 1h00Musiciens : Daniel Le Noan et Alain Michel
Invités : Annaïg Le Gorju (chant), Anne Auffret (chant), Jobig Rouzes (harmonium), Régis Huiban (accordéon chromatique), Yvon Perez (batterie)
Maison de production : An Naer Produksion
Daniel Le Noan, Alain Michel et leurs amis ont tenté le pari de saisir les instances sonores de la noce. An Eured, vous plonge au coeur même d'une tradition qui n'en finit pas de perdurer. C'est un choix, tout simplement humain, que celui de vouloir témoigner et transmettre notre approche de la musique traditionnelle sonnée. Par nos instruments, d'une portée à la fois magique et symbolique, nous avons voulu rendre un hommage approprié et joyeux à un héritage populaire en continuel mouvement. Toujours hors du temps, le mariage traditionnel en Bretagne se décline par des séquences sobres, solennelles et festives. Le couple de sonneurs pose ainsi des passerelles entre les moments clés d'une journée particulière, il instaure alors une relation d'échange intense avec cette assemblée.
Nous avons décidé d'organiser un mariage traditionnel, où les comportements et les chants y ont trouvé leurs repères, en mettant hors-jeu tout calcul musical et tout artifice pour que la musique traverse avec fougue et passion ces moments toujours privilégiés. Il y a aussi notre préférence de l'enregistrement en " live " avec ses surprises et ses nuances car il dévoile les liens charnels et réciproques de la musique.
A un peuple qui chante, sonne et danse.
" Un petit bijou qui nous fait découvrir les marches de mariages. Entre reportage et collectage, ce CD est un excellent témoignage de la musique traditionnelle sonnée qui retrouve là son caractère rituel " MAG FICELLE Culture en danger, oui à la création artistique Avril 2004
"..., Ce sont les excellents Daniel Le Noan, bombarde et Alain Michel, biniou, qui mènent la noce des deux mariés ,..." MAG ARMEN Septembre 2003
Nous allons ici vous présenter le déroulement de la journée d'enregistrement " live" de An Eured. L'originalité de cette histoire est l'organisation d'un " vrai faux " mariage traditionnel dans l'intention de replacer des airs de marches, de mélodies ou de danses dans un contexte et un cadre spécifique tout en respectant son déroulé et en mettant en valeur tout le répertoire traditionnel de la musique sonnée.
Des amis (es) ont joué le rôle des mariés, des parents, des témoins... La noce a démarré le matin avec l'enregistrement des diverses séquences de la journée : le café chez la mariée, le cortège de voitures, la cérémonie à l'église, le passage devant le maire, les témoins, l'accompagnement des jeunes mariés jusqu'à l'autel par les sonneurs. De nombreux convives étaient présents, vêtus comme une noce avec photos, champagne et fricot. La mariée Anne Auffret alais Melle Séraphine Trottemenu a épousé ce jour-là Mr Benjamin Grassouillet. ( il a fallu changer leur nom pour ne pas les marier de fait ). Tout y était !
" C'est le temps qui donne son rythme à cette folle journée qu'est la noce en Centre-Bretagne, lors de laquelle deux familles, voire deux tribus vont se rencontrer. Le matin, elles se jaugent avec la retenue qui sied à l'événement. Ensuite, la solennité des rites républicain et religieux ne se prête guère aux défoulements. Ce sera au moment précis ou les sonneurs entonnent la première danse, jubilatoire et tant attendue, que la glace des convenances commencera à s'ébrécher. Les heures d'agapes, de danses, de chansons et de rires vont se succéder. La conclusion viendra avec la soupe au lait, rite ultime pour consacrer la naissance d'une nouvelle famille et annoncer d'autres fêtes à venir. Daniel Le Noan, Alain Michel et leurs amis ont tenté le pari de saisir les instantanés sonores de la noce. Mieux qu'un reportage, An Eured vous plongera au coeur même d'une tradition qui n'en finit pas de perdurer " Michel Toutous
C'est à Plougonver que bruissent les balbutiements de cette folle journée...
La grande horloge sonne les neufs coups. Trois, quatres dames parlent en breton tout en portant le café chaud à leurs lèvres. C'est le matin, la noce commence doucement. Rosé et petit noir, on attend la famille du marié. Annaïg Le Gorju lance le chant de la mariée. Alain et Daniel entrent en scène. Les preneurs de son aussi...
" Le rôle des sonneurs, en interpretant les airs appropriés du terroir, est de marquer les temps forts de la journée tout en étant vigilant " présice Alain.
Les futurs mariés et tout le cortège vont à la mairie puis à l'église...
Le couple de sonneurs se fait entendre lors de l'apéritif. Le repas à Bulat-Pestivien voit une ribambelle de chants et d'airs piochés dans le répertoire du coin " Les invités se sont pris au jeu " commente Daniel.
Aucun cliché, ni de carte postale en sépia, mais ce sera la parole, la geste, le chant et la musique qui vont accompagner, porter naturellement cette fabuleuse journée, qu'est une noce en Centre-Bretagne.
C'est un souffle, c'est le vent, c'est le roseau et le buis des instruments qui résonnent... C'est la vie !
Séquence 1
- Premiers "instantanés" de la noce en Centre-Bretagne.
- L'horloge : on entend son balancier, puis elle se met à sonner en donnant l'heure. Notion du temps et de l'espace qui fera partie intégrante de la noce au cours de cette folle journée. A partir du 7éme coup, la scène des préparatifs s'amorce.
- Préparation de la table pour recevoir les premiers invités qui boiront un café, mangeront des crêpes... Les femmes discutent en breton...
- Le marié cherche quelqu'un pour faire son noeud de cravate... Un peu de stress évoqué dans l'ambiance attentiste.
- Appel téléphonique des sonneurs : ils auront un peu de retard... Monté en puissance des sons perçus dans la maison, les premiers invités rentrant dans la maison. Brouhaba. Bouteilles que l'on débouche. Plaisir de se retrouver en familles, entre amis.
Séquence 2
- Une chanson "Boked an eured". Le bouquet de la mariée.
- Un véritable symbole. Chanson alliant la douceur, la joie mais aussi le regret...
- Air chanté par Annaïg Le Gorju.
- Texte en breton repris dans sa totalité sur la pochette du CD. C'est l'histoire d'une mariée qui quitte définitivement la maisonnée de son enfance et qui dit adieu à sa famille.
- Air collecté dans les années 70 par Ifig Castel auprès de Mme Le Du de St Nicolas du Pélem.
Séquence 3
Le couple de sonneurs enchaîne sur le même thème chanté "Boked an eured" avec des variantes, des improvisations, mettant en valeur la force mais également la délicatesse et la beauté de cette chanson.
Séquence 4
- Un air de marche sonné de la région de Pont-Melvez : "An daou miliner". Pays Plinn.
- Bruit de voitures, invités regagnant leurs véhicules.
- Le cortège s'ébranle en direction du bourg.
- Bruits de klaxon, voiture-balai dont on entend les casseroles, les gamelles accrochées au pare choc arrière.
- Prises de sons effectuées sur la route du cortège. Klaxon italien...
- Les invités de la noce forment le cortège : les sonneurs devant, puis les enfants avec les fleurs, les mariés et tous les invités, pour se rendre à pied de la place du bourg à la mairie.
Séquence 5
- Un air de marche sonné "Hollaïka" pour aller à la mairie, extrait du livre le "Barzaz breizh".
- La noce rentre dans la mairie.
- "Kaléidoscope" sonore et imagé de ce qui peut se passer dans la salle de mariage d'une mairie.
- Applaudissements après le "oui" des mariés.
- Sons de cloches.
- Le maître de cérémonies rallie sa troupe pour reformer le cortège afin de se rendre jusqu'à l'église. Il interpelle les invités en breton pour qu'ils se dépêchent...
- Les cloches sonnent, appelant les mariés et toute leur suite.
Séquence 6
- Air de marche sonné pour aller à l'église : "Ar c'hozh paotr yaouank" du Pays Fañch-Plinn.
- Bruits de chaises dans l'église, toussotements.
Séquence 7
- Air sonné qui est rendu très solennel, pour rentrer dans l'église : "Ar martolod yaouank" du Pays Fañch-Plinn.
- Les sonneurs partent de l'entrée d'un des bas-côtés de la nef jusqu'à l'autel pour y emmener les jeunes mariés.
- Nous percevons quelques notes d'orgue.
- Bénédiction des alliances...
Séquence 8
- Cantique sonné dans l'église, au milieu de la cérémonie, près de l'autel : "Jezus a lar dimp pediñ". Cantique chanté dans toute la Cornouaille et le Trégor.
- Orgue.
- Voeux de bonheur donné par le curé à toute l'assemblée.
Séquence 9
- Sur un fond d'orgue, un air sonné est entamé : "Ar verjelenn" du Pays Plinn. Un des nombreux airs collectés à la fin des années 50 par Mme Claudine Mazéas auprès de la grande chanteuse Mme Bertrand de Canihuel.
- Les cloches sonnent à la volée... C'est le bonheur...
- Les sonneurs s'arrêtent avant le porche du portail ouest (entrée principale) et continuent à jouer pendant que les mariés sortent de l'église.
- Applaudissements, cris, rires, lancé de riz sur les jeunes épousés...
- Spontanément deux chanteurs (Ifig Castel et Annaïg Le Gorju) commencent, à capella, à chanter une suite Plinn, entraînant les danseuses et les danseurs dans la ronde. C'est une danse d'honneur, régie par des codes précis où les mariés se doivent d'y participer. Elle se pratique sur la place de l'église, devant les invités et les curieux venus voir la noce...
Séquence 10
- Air de marche sonné : "Ar goulenn dimeziñ". Marche collectée à Duault, commune du Pays de la Gavotte de Calanhel - Haute Cornouaille. Pour réunir et emmener toute la noce vers le gradin, où sera prise la photo de groupe.
- "Bon !?!" Le photographe prend ses marques pour commencer à retenir l'attention de nombreux invités...
- Une voix qui porte : sympathique mais professionnelle à la fois, c'est le photographe du mariage, celui qui fera "La" photo de groupe, qui a beaucoup d'importance en Bretagne. Il va commencer par une petite note d'humour, "les mariés sont bien là ?"... pour détendre la noce et faire comprendre à tous les intervenants qu'ils doivent rester tranquilles quelques minutes.
- On entend les "clic-clac" du véritable appareil, qui a pris la photo de groupe. Le photographe : Mr René Quilliou de Callac.
Séquence 11
- Air de marche sonné : "Evit mont d'an ostaleri" de la Chapelle Neuve (22). En français : "pour aller à l'auberge", tout un programme, la noce sait que toute la partie "officielle" est terminée... l'atmosphère générale est plus détendue.
- Coup de klaxon italien, qui énerve un chien : aboiements.
- Les sonneurs passent de l'extérieur, vers la salle où aura lieu le vin d'honneur.
- Applaudissements, des personnes crient "vive la mariée".
- Bruits des bouchons de champagne qui "sautent".
- On entend "yec'hed mad', à ta santé en breton.
Séquence 12
- Après que les invités, ont pu apprécier le champagne et les toasts, les sonneurs entament leur première suite de danses.
- Suite Plinn, (variante de la danse Fañch). Composée pour la première partie de plusieurs "ton simple" avec au milieu de cette suite un "bal plinn" et à la fin plusieurs airs de "ton double". C'est une ronde que l'on trouve dans les côtes-d'armor, du sud de Guingamp jusqu'à la forêt de Quénéquan. Délimitée à l'est, par la frontière linguistique. Voir la carte. * En cours de réalisation*.
- Applaudissements et cris de joie des danseurs.
- Des hommes chantent en allant se mettre à table, l'ambiance est à la fête... "Ah le petit vin blanc" est entonné...
Séquence 13
- Anne Auffret, se lève, monte sur une chaise et se met à chanter " Ar vatez vihan". C'est une chanson de la région de Bonen, Pays Fisel.
- Tout à coup, les invités arrêtent de parler, tendent l'oreille, et apprécient car la plupart connaissent ce chant qui remonte à "la nuit des temps"...
- Les invités continuent de manger et de boire, bruits de fourchettes et de couteaux sur les assiettes, bruits de verres posés sur les tables.
- Un chanteur ne peut s'empêcher de chanter, et c'est ainsi qu'une partie de l'assemblée reprend en choeur le dernier couplet. Applaudissements, cris de joie...
... Ar vatezh vihan ...
Savet gant Filomena Kadored (Bonen) Kanet gant Anne Auffret
An evned a richan, an heol a zo laouenn,
Kaer ac'h eo ar menez gant e vleunioù melen.
Brav eo d'ar mesaer o c'hoari war ribl ar waz
Hag d'an alc'hweder skañv da nijal en oabl glas.
Ha din, matezh vihan, [kas lein ar vederien]
en ur ganañ dibreder a-hed ar wenojenn.
Aze er souleg vraz, emañ ma gwellañ mignon
Ur paotr kreñv e zivrech ha leal e galon.
Me am eus tost da vil lur met Yannig en deus daou
Pa 'z arri an nevez hañv e vo diskleriet an traoù.
Prenet e vo ur vuoc'h ha savet un ti plouz
Du-se e tal ar feunteun en draouiennig didrouz
Aze pell deus ar bed hag holl d'he c'harantez
Matezhig Breizh-Izel a gano noz ha deiz.
Séquence 14
- Anne Auffret, entonne une nouvelle chanson : "N'ur gêrig lost ar c'hoad" de la région de Langonnet.
- A la fin de la chanson, tous les invités accompagnent la chanteuse avec une joie contenue, mais aussi avec ferveur.
- Applaudissements, nous entendons des bribes de phrases en français et en breton, des hommes qui vont faire la bise (bien méritée) à la chanteuse.
- Déjà, une personne frappe avec son couteau sur une bouteille, pour demander le silence...
- Et le vieil air breton "Son ar jiste", connu dans toute la Basse-Bretagne est démaré...
- Les sonneurs l'ont bien compris, la noce nage dans la félicité, ce n'est pas fini, les "bourdons" du biniou démarrent...
Séquence 15
- La chanson « Son ar jistr » n’est pas fini, que les sonneurs enchaînent avec une suite de danses "Fañch".
- La suite "Fañch" fonctionne de manière identique à la suite Plinn, avec un ou plusieurs "ton simple", suivi d’un "bal" dansé en couple, puis de deux ou trois "ton double".
- Robert Le Bastard (chanteur et collecteur) : "La danse Fanch", qui connaissait de nombreuses variantes de pas, très expressives, (appuis croisés, repliements des jambes, amplitude des mouvements) n’a subsisté que sous sa façon Plinn, la forme type la plus connue bien au-delà de ses frontières. A tel point que ce mode de danse a supplanté le nom originel et ce qu’elle a su gagner dans l’extension de son territoire, cela l’a été au détriment de sa diversité…. "
- Les sonneurs se donnent au maximum, les habitants de la région adorent ces danses traditionnelles, il y a une osmose entre les musiciens et les chanteurs.
- La suite de danses est à peine finie, que des chanteurs amorcent le "Son ar c’hafé", ( l'air du café) qui une fois servit, symbolise la fin du repas.
- Les chanteurs s’époumonent et frappent leur table de la main, les voix commencent à s’érailler.
- Les sonneurs savent que la partie festin s’achève, ils vont une nouvelle fois débuter une nouvelle danse... Les instruments vibrent…
- Un homme lance à son entourage "Tout dud barzh dans", (tout le monde dans la danse)…
- Bruits de chaises que l’on écarte, et claquement des pas des danseurs empressés se dirigeant vers la piste de danses.
Séquence 16
- Sous la clameur de la noce, les sonneurs entament une suite gavottes de "Calanhel". Un des points communs, dans la forme, avec les danses Plinn et Fañch, est que cette suite de gavottes dansée autour de la région de Callac, est composée de "ton simple", suivi d’un "tamm kreiz" puis de "ton double".
- Laissons une fois encore Robert Le Bastard s’exprimer : "La gavotte dansée dans ce terroir composé d’une douzaine de communes est originale par sa structure. C’est une "dans dro" d’un type enlevé et vigoureux : pulsation régulière, rebondissement vertical, avec de multiples variantes, et repliements vifs de la jambe libre, mais aussi la plus singulière, par sa formule d’appuis distincte, où la subdivision de la pulsation se trouve au temps 5. Contrairement à toutes les autres gavottes de Basse-Bretagne.
- A la fin de cette suite de danses, ce sont d’autres musiciens qui prennent le relais : c’est l’heure du bal musette, de la java et du tango…
- Les pieds glissent sur le parquet, rires des couples.
- Portières qui claquent dans la nuit, moteur qui démarre, les mariés quittent le bal discrètement et vont se retrouver tous les deux tranquillement.
- La voiture s’éloigne dans la nuit.
- Silence, puis hululements d’une chouette dans l’obscurité.
Séquence 17
- La chanteuse Annaïg Le Gorju finalise cette mémorable journée en chantant "Soubenn ar laezh" (la soupe au lait). Il était de tradition, le soir des noces, de servir aux jeunes mariés la "soubenn er laezh" qui mélangeait salé et sucré et dont les légumes étaient reliés entre eux par un fil. Les différents goûts ainsi que la difficulté à manger symbolisaient les épreuves qu'un couple doit affronter tout au long de sa vie...
- Une porte se referme les sonneurs s’en vont.
- Nous entendons leurs pas sur les gravillons, ils ne parlent pas, trop fatigués, les têtes remplies d’images et de sons recueillis tout au long de cette "folle journée"…
- En arrière plan sonore, la voix qui se confond doucement dans le silence de la nuit.
- Silence diurne, ponctué d’hululements de la chouette. Dans la quiétude, c’est la fin de cette "folle journée".
... Soubenn ar laezh ...
Sonit ta sonerien sonit munut ha gae p'eman souben nal laez o vont war an trebe.
Sonit ta sonerien sonit munut ha skrilr p’eman souben nal laez o vont ebarzh an ti.
Sonit ta sonerien sonit munut ha stank p’eman soubenn nal laez o sevel war ar bank.
Ar c'hentan volenad, o! Na vo ket de(o)c'h chwi, o d'ar werc'hez vari.
An eilved volenad d'ho mamm ivez d'ho tad, nag o deus ho maget hag ivez savet mat
An dried a vo d'ho kerent ha mignoned, na pere ho kar hag ho karet bepred.
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Sonnez vous les sonneurs sonnez donc bien détaché et gai, pendant que la soupe au lait va sur le trépied.
Sonnez vous les sonneurs sonnez donc bien détaché et aigu, pendant que la soupe au lait s'en va dans la maison.
Sonnez vous les sonneurs sonnez donc bien détaché et solidement, pendant que la soupe au lait est levé vers le banc.
Le premier bol ne sera pas pour vous * il sera pour la Sainte Vierge.
Le deuxième bol pour votre père, votre mère qui vous ont bien nourri et aussi bien élevé.
Le troisième bol sera pour vos parents et vos amis, pour ceux qui vous aiment et que vous aimez toujours.
La soupe au lait était un repas traditionnel de la campagne et les participants au mariage profite de cette symbolique présentation aux jeunes mariés qui se mettent au lit pour cette occasion pour leur jouer des tours ( adjonction de pain relié par de la ficelle,assaisonnement corsé…)
Le banc = ar bank tossel grand coffre dans lequel on mettait les vêtements et qui permettait d'accéder au "gwele kloz", lit clos, lit isolé dans la pièce à vivre par des rideaux en général dans le trégor et par des panneaux de bois en Cornouaille.
* Ceci s'adresse aux jeunes mariés à qui on propose la soupe au lait.
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